En France, le recrutement distingue trois choses souvent confondues : le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. On entend de plus en plus qu’« à compétences égales, c’est le savoir-être qui fait la différence ». Encore faut-il comprendre ce que le terme recouvre — et comment le rendre visible. Ce guide fait partie du guide compétences sur un CV.
Savoir, savoir-faire, savoir-être : les trois piliers
- Le savoir — les connaissances : ce que vous avez appris (théorie, notions, culture du métier).
- Le savoir-faire — la mise en pratique : les compétences techniques que vous savez exécuter.
- Le savoir-être — l’attitude et le comportement au travail : ponctualité, écoute, rigueur, capacité à coopérer.
Le savoir-être recoupe largement ce qu’on appelle aujourd’hui les soft skills ; la nuance est que le terme insiste sur l’attitude et la posture professionnelle, pas seulement sur des aptitudes relationnelles.
Pourquoi les recruteurs y tiennent
Les connaissances et les techniques s’acquièrent en formation ; le savoir-être, beaucoup moins. Un recruteur peut former quelqu’un à un outil, difficilement à la ponctualité ou à la fiabilité. C’est pourquoi, pour un premier emploi, une alternance ou un stage, le savoir-être pèse souvent autant que le diplôme.
Des exemples de savoir-être professionnel
- La fiabilité — on peut compter sur vous, vous tenez vos engagements.
- La ponctualité et le respect des délais.
- L’écoute et la capacité à recevoir un retour sans se braquer.
- La rigueur — un travail soigné, vérifié, sans à-peu-près.
- L’autonomie — savoir avancer sans qu’on vous pousse.
Comment le montrer plutôt que le proclamer
Écrire « sérieux et rigoureux » sur un CV ne prouve rien — tout le monde l’écrit. Le savoir-être se démontre par la manière dont vous menez un travail réel : livré à temps, soigné, mené à terme. C’est un comportement observable, pas un adjectif.
Un défi réel rend le savoir-être visible : la façon dont vous organisez le travail, respectez le délai et soignez le rendu en dit plus que n’importe quelle formule :
- Vous résolvez un défi réel de votre domaine — créé par Ewance ou un partenaire industriel (par exemple une multinationale allemande de logiciels d’entreprise).
- Une fois terminé, vous obtenez un certificat vérifiable.
- Vous ajoutez ce certificat à votre CV et à votre profil LinkedIn, en regard de la compétence concernée — vous pouvez suivre Ewance sur LinkedIn pour voir les nouveaux défis.
- Le recruteur vérifie l’authenticité sur verify.ewance.com, sur-le-champ, autant de fois qu’il le souhaite.
On peut commencer gratuitement : essais illimités sur les défis et un certificat vérifiable par an dans l’offre gratuite, avec un portfolio public de base.
Comment le savoir-être est évalué en entretien
Le recruteur ne vous demandera pas « avez-vous un bon savoir-être ? » — il l’observe. La ponctualité au rendez-vous, la clarté des réponses, la façon dont vous parlez d’un désaccord passé, la capacité à reconnaître une erreur : tout cela est lu comme du savoir-être. Préparez une ou deux situations concrètes où votre attitude a compté (un projet mené malgré un imprévu, un retour difficile bien accueilli) plutôt que d’égrener des qualités.
Peut-on développer son savoir-être ?
Oui, même s’il évolue plus lentement qu’une compétence technique. Le savoir-être se façonne par l’expérience et par la conscience qu’on en prend. Quelques leviers concrets : demander régulièrement des retours et les écouter vraiment ; s’engager dans un travail collectif où l’on dépend des autres ; tenir un engagement dans la durée (un projet, une responsabilité associative). À chaque fois, notez ce que la situation vous a appris sur votre façon de réagir — c’est cette matière-là que vous réutiliserez en entretien. Un savoir-être « travaillé » ne se prétend pas ; il se lit dans des exemples de plus en plus solides au fil du temps.
Savoir-être et premier emploi
Pour un premier emploi, une alternance ou un stage, le savoir-être compte souvent autant que le diplôme, parce que l’employeur sait qu’il devra vous former de toute façon. Ce qu’il cherche, c’est quelqu’un de fiable, curieux et capable de s’intégrer à une équipe. Mettez donc en avant, sur le CV et en entretien, les situations où vous avez fait preuve de ces qualités — un projet mené sérieusement en dit plus qu’une liste de « qualités » en fin de CV.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre savoir-faire et savoir-être ?
Le savoir-faire, ce sont les compétences techniques que vous savez exécuter ; le savoir-être, c’est votre attitude et votre comportement au travail. Le premier s’apprend en formation, le second beaucoup moins — d’où son poids en recrutement.
Faut-il une rubrique « savoir-être » sur le CV ?
Pas nécessairement isolée. Le savoir-être se montre mieux à travers vos expériences et projets qu’en liste d’adjectifs. Gardez-le pour l’entretien et pour les exemples concrets.
Quels sont les savoir-être les plus appréciés des recruteurs ?
La fiabilité, la capacité à travailler en équipe, l’écoute, la curiosité et l’autonomie reviennent le plus souvent. Mais le « meilleur » savoir-être est d’abord celui qu’attend le poste : un métier de contact valorise l’aisance relationnelle, un métier de précision valorise la rigueur. Lisez l’annonce pour repérer lesquels mettre en avant.
Savoir-être ou compétences : que privilégier sur un CV junior ?
Ni l’un ni l’autre exclusivement. Un CV junior convaincant montre quelques compétences concrètes (prouvées par des projets) et laisse transparaître le savoir-être à travers la manière dont ces projets ont été menés. C’est la combinaison qui rassure un recruteur face à un profil sans expérience longue.
L’essentiel
- Trois piliers : savoir (connaissances), savoir-faire (technique), savoir-être (attitude).
- Le savoir-être se forme peu — d’où son poids en recrutement junior.
- Il se démontre par la manière de mener un travail, pas par des adjectifs.
- Un défi réel mené à terme et vérifié sur verify.ewance.com en est la preuve la plus nette.


